JOURNÉE DE RÉFLEXION DANS LE CADRE DE LA 21e JOURNÉE NATIONALE DES CUISINES COLLECTIVES


Mon allocution lors de la journée Réflexion

Pour moi mon rôle de conseillère municipale m’a beaucoup conscientisé sur des enjeux qui m’étaient inconnus par le passé.

De réaliser à quel point il y a des citoyennes et des citoyens de Gatineau qui ne mangent pas à leur faim est inconcevable et inacceptable en 2018.

Le droit à une alimentation saine est l’affaire de tous. On se fait souvent dire que d’assurer que les citoyennes et les citoyens s’alimentent sainement n’est pas une responsabilité municipale mais que c’est le rôle du gouvernement provincial. Pour moi c’est faux, c’est l’affaire de tous.

Lorsque le gouvernement diminue sa contribution financière aux organismes qui œuvrent à offrir des services aux plus démunis, plusieurs se tournent vers la municipalité pour combler leurs besoins. Et même si la ville ne peut se substituer au gouvernement nous avons quand même un rôle important à jouer.

Pour avoir siégé pendant 4 ans à la commission Gatineau Ville en santé, je peux vous confirmer que la ville de Gatineau joue un rôle important dans l’amélioration des conditions de vie de nos citoyennes et nos citoyens.

Plusieurs projets qui encouragent une saine alimentation ont été mis en place et je suis heureuse de dire que pendant mon mandat à la commission Gatineau Ville en santé, nous avons :

  • Facilité l’implantation et l’accès aux jardins communautaires;

  • Adopté une nouvelle politique de développement social;

  • Implanté le programme « Habiter mon quartier ».

Et nous allons continuer à faire des efforts pour simplifier la vie aux organismes communautaires.

Au niveau de l’agriculture urbaine nous avons fait de grands pas, mais il en reste beaucoup à faire, je rêve de voir des plates-bandes de fruits et de légumes sur les terrains municipaux, la Ville doit aussi s’assurer de planter des arbres fruitiers, on doit utiliser les avancés de trottoir pour faire pousser des légumes, on doit implanter des jardins communautaires sur les terrains vacants.

Jamais la ville ou encore le gouvernement provincial ou fédéral pourrait arriver à faire une différence si des organismes comme la table de concertation sur la faim, le regroupement des cuisines collectives et tous les autres organismes qui œuvrent et offrent des services à la population sur l’ensemble du territoire n’accomplissaient pas autant de travail sur le terrain.

J’ai toujours dit que quand nous voulons faire avancer de grands projets, nous devons demander à un organisme communautaire, eux ils y arriveront.

Vous faites beaucoup avec très peu et je vous en remercie.

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